Actualités entreprise de travail adapté

Tendance Cercueil en Osier - Brigitte Bardot

Rédigé par Domenica Butera | 05-mai-2026 7:00:00

Le 7 janvier 2026, les images du cercueil de Brigitte Bardot ont fait le tour du monde en quelques heures. Pas de chêne verni, pas de métal brillant. De l'osier. Simple, végétal, tressé à la main. Et soudain, des millions de personnes ont pensé la même chose : et moi, comment est-ce que je voudrais partir ?

Au sommaire de cet article :

Le dernier choix de Brigitte Bardot


Brigitte Bardot est décédée le 28 décembre 2025, à 91 ans, dans sa maison de La Madrague. Le 7 janvier, ses obsèques se sont tenues à Saint-Tropez dans une sobriété revendiquée. Et c'est son cercueil qui a tout dit.

Un modèle baptisé Bohemian, fabriqué dans une petite vannerie picarde d'une dizaine de salariés : la Vannerie Candas, au Boisle dans la Somme. Une structure en pin recouverte d'osier 100 % français, tressé à la main, brin après brin, pendant deux jours entiers. Prix : 1 670 euros. Rien d'extravagant. Tout de cohérence.

Bardot militait pour la cause animale depuis des décennies.
Elle avait choisi ce cercueil bien avant sa disparition, en parfaite harmonie avec ce en quoi elle croyait.

La créatrice du produit l'a résumé dans un message touchant : « Quand une vie a protégé le vivant, le dernier écrin doit lui ressembler : naturel, sincère, sans artifice »

Le lendemain des obsèques, le téléphone de la vannerie n'arrêtait plus de sonner. Des gens demandaient les tarifs, les dimensions, les délais. Pour eux-mêmes. Xavier Quointeau, le directeur, a confié être « complètement étonné de l'impact national et international ». Il a ajouté : « Beaucoup de personnes s'identifient à Brigitte Bardot dans sa démarche »

 

De la naissance à la fin : l'osier a toujours été là


Il y a quelque chose d'émouvant dans le rapport entre l'osier et la vie humaine. Cette matière : souple, résistante, végétale, nous a accompagnés depuis le début.

Avant que le plastique ne s'impose, les berceaux en osier étaient la norme dans nos campagnes et nos villes. Le nourrisson qui s'éveillait à la vie le faisait souvent bercé dans cette matière tressée à la main, chaude et organique. Dans beaucoup de familles belges et wallonnes, ces berceaux se transmettaient de génération en génération, de la grand-mère à la mère, de la mère à la fille.

 

Paniers de marché, corbeilles à pain, meubles de jardin, l'osier a traversé les siècles sans se démoder. Il revient d'ailleurs en force dans la décoration intérieure, porté par une génération qui cherche l'authenticité et le fait-main.

Le cercueil en osier ferme cette boucle. Ce qui a bercé la naissance peut aussi accueillir la fin. Il y a dans ce choix une cohérence presque poétique : la vie entière peut être faite de la même matière : naturelle, humaine, artisanale. L'osier pousse, se renouvelle, se biodégrade. Choisir un cercueil en osier, c'est retourner à la terre de façon littérale. C'est aussi, d'une certaine manière, rester fidèle à soi-même jusqu'au bout.

 

En Wallonie, c'est possible et autorisé depuis 2019


La question que beaucoup se posent depuis janvier : est-ce qu'on peut faire pareil ici ?

Oui. Depuis le 15 avril 2019, la Wallonie autorise explicitement les cercueils en osier pour les crémations et les inhumations en pleine terre. Une avancée législative motivée par l'argument écologique : l'osier se décompose en 18 à 24 mois en pleine terre, contre 10 à 15 ans pour un cercueil en bois traditionnel. Seule restriction : les caveaux restent exclus.

Côté prix, un cercueil en osier tressé main coûte plus ou moins 1.000 euros en Belgique. Et il est compatible avec la crémation, avec un avantage concret : combustion plus propre, moins de résidus chimiques.

Quelques précautions pratiques : tous les crématoriums belges n'acceptent pas encore systématiquement les matériaux alternatifs. Un échange préalable avec votre pompe funèbre locale reste la meilleure première étape.

 

L'osier, un savoir-faire vivant à Mons


Ce qui s'est passé à la Vannerie Candas après les obsèques de Bardot, cette fierté soudaine, cet afflux de curiosité, cette reconnaissance pour un geste artisanal longtemps discret, résonne d'une façon particulière à Ghlin, dans l'atelier Vannerie des Ateliers de Mons.


Aux Ateliers de Mons, Entreprise de Travail Adapté fondée en 1965, la vannerie est un savoir-faire transmis de génération en génération. Trois générations de vanniers ont travaillé et travaillent encore dans ces ateliers. Ce n'est pas une formule marketing : c'est une réalité humaine, une transmission qui se voit dans les mains et dans les gestes de ceux qui tressent l'osier ici chaque jour.

Les Ateliers de Mons ne proposent pas encore de cercueils en osier. Mais la question de savoir si ce savoir-faire pourrait un jour rejoindre le monde funéraire est une vraie question. Et si vous vous la posez aussi — que vous soyez particulier, pompe funèbre ou professionnel du secteur — la conversation est ouverte.

 

La Vannerie aux Ateliers de Mons ?


Que vous cherchiez une création en osier sur mesure ou que le sujet des cercueils en osier vous touche personnellement ou professionnellement, les Ateliers de Mons vous accueillent avec un savoir-faire unique en Wallonie.


Depuis 1965, chaque commande soutient l'emploi inclusif de personnes en situation de handicap à Mons et en Hainaut. Travailler avec eux, c'est choisir un circuit court, un artisanat local et une entreprise qui a du sens.

Pour aller plus loin :

Vos Questions, Nos Réponses

 

Quel cercueil a été utilisé pour les obsèques de Brigitte Bardot ?

Le modèle Bohemian, fabriqué par la Vannerie Candas au Boisle (Somme, France) : une structure en pin recouverte d'osier 100 % français, tressé à la main en deux jours de travail. Prix : 1 670 euros. 

Les cercueils en osier sont-ils autorisés en Belgique ?

Oui. En Wallonie, depuis le 15 avril 2019, les cercueils en osier sont autorisés pour les crémations et les inhumations en pleine terre. Ils restent interdits dans les caveaux. Renseignez-vous auprès de votre pompe funèbre locale pour les conditions spécifiques à votre commune.

Quel est le prix d'un cercueil en osier en Belgique ?

Plus ou moins 1.000 euros pour un modèle tressé main, sans colle. C'est souvent moins cher qu'un cercueil classique en bois massif.

Un cercueil en osier est-il adapté à la crémation ?

Oui, et il présente des avantages : combustion plus propre, moins de résidus chimiques, empreinte environnementale réduite. Vérifiez toutefois l'acceptation du matériau auprès de votre crématorium.

Les Ateliers de Mons fabriquent-ils des cercueils en osier ?

Pas encore mais c'est tout à fait réalisable. Avec trois générations de savoir-faire vannier en Wallonie, ils maîtrisent la matière et le geste. Si ce projet vous intéresse, que vous soyez particulier ou professionnel du secteur funéraire: contactez-les directement.